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Recherche

JANIN Pierre

La vulnérabilité des sociétés et des territoires, aux changements et aux aléas, est au coeur des recherches menées en Afrique subsaharienne.

 

Elle est envisagée à différentes échelles spatiales (locale, nationale) et temporelles (mois, années), sur la base d’entretiens (acteurs individuels ou collectifs) ou d’enquêtes à passage répétés (ménage, village), en milieu rural comme en ville afin d’en saisir toutes les dimensions (diversité, hétérogénéité, récurrence, interactions,...).

 

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Mesure des greniers (Nord-Est du Burkina Faso, 2011)

 

L’inégale vulnérabilité à l’insécurité s’explique principalement par un déficit de ressources (alimentaires ou monétaires) et par une perte de capacité d’accès (économique et sociétale) dans un environnement aléatoire et incertain. Elle peut être étudiée à partir des champs suivants : déterminants, contextes, interactions et trajectoires.

L’intensité et la variabilité (spatiale, temporelle et sociétale) de l’insécurité alimentaire sont plus particulièrement renseignées par l’analyse des pratiques de gestion des pénuries alimentaires (réactions familiales en période de soudure, réponses institutionnelles aux situations de crise) comme des discours et des perceptions du risque (normatifs, dénonciateurs, techniques) permettant de délimiter la notion de crise comme de penser et de légitimer les actions à mettre en oeuvre.

Pour tenter de faire face au risque de faim, sociétés locales et développeurs ont recours, depuis la période coloniale, à différentes stratégies de lutte (stocker, importer et produire plus,...), aux succès partiels et contingents, dont la gouvernance du risque et des ressources localisés constitue une des nouvelles frontières.

La vulnérabilité inégale des individus, des familles et des sociétés à l’insécurité est également matière à redéfinir la place et le rôle respectif des acteurs institutionnels et professionnels.

Dans un contexte d’instabilité des prix, de raréfaction des ressources et de recomposition des sociabilités, l’insécurité alimentaire est désormais plus aléatoire et plus diffuse ; plus urbaine et davantage médiatisée, elle préoccupe également gouvernants et développeurs par la conflictualité potentielle qu’elle génère.

De nouvelles tensions apparaissent également en milieu rural, là où la faim de terres, pour la production d’agrocarburants ou de ressources vivrières, inquiète et mobilise. Au demeurant, c’est donc bien la question du modèles de développement agricole (à promouvoir ou éviter) et des politiques à refondre, qui est brutalement reposée.

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Publicité alimentaire à Abidjan (Côte d’Ivoire, 2012)

La crise alimentaire de 2008 (et son éventuelle réédition), par sa brutalité et son ampleur, a rappelé la vulnérabilité de certains États importateurs et des sociétés urbaines. Elle a remis en exergue le potentiel mobilisateur de la faim. De fait, la lutte contre la faim semble avoir changé de paradigme et d’échelle. Elle ne revêt plus seulement des objectifs économiques et techniques (lutter contre la précarité, la malnutrition et la pauvreté) mais possède aussi une indéniable dimension politique (réduire les inégalités, dire les droits) et géopolitique (coordonner les luttes, moduler les rapports de force). Les protagonistes de cette lutte doivent faire avec des crises désormais plus complexes, durables, moins (pré-)visibles qui nécessitent une refonte profonde des cadres d’analyse et d’intervention.

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Rhétorique mobilisatrice autour des agrocarburants (Centre du Burkina Faso, 2011)

On peut ainsi avancer l’hypothèse d’une véritable administration de la faim par ses règlements, ses pratiques et ses dispositifs de contrôle. Dans le même ordre d’idée, on peut aussi penser que la validation des savoirs et leur diffusion constituent un enjeu central de la légitimation des interventions de toute nature. Au-delà des analyses technocratiques convenues comme des discours militants mobilisateurs, la sécurité alimentaire est donc affaire de pouvoir.

Les recherches menées privilégient, de ce fait, trois axes :

1. Les dimensions de la vulnérabilité alimentaire : échelles, temporalités et acteurs
2. L’insécurité alimentaire : gérer les ressources et gouverner les hommes
3. La géographie politique des crises alimentaires

Activités de recherche

2010 – 2012 Gouvernance alimentaire : mobilisations, médiations et mises en scène. IRD.

http://hal.ird.fr/docs/00/73/44/40/PDF/Les_nouvelles_frontieres_de_la_securite_alimentaire.pdf>Sécurisation alimentaire et http://hal.ird.fr/docs/00/73/50/28/PDF/L_insecurite_alimentaire._Dimensions_contextes_enjeux.pdf>Insécurité alimentaire et Insécurité alimentaire au Sahel et Changement climatique, insécurité et crise et Faim et politique et Emeutes de la faim

2010 – 2011 Mobilités et précarité économique en Afrique sub-saharienne (MOPREAS). Université de Paris I. Mission au Burkina Faso.

2009 – 2011 Enjeux agro-sociétaux des agrocarburants. Action Incitative IRD/Programme de Recherche Prioritaire. Missions au Burkina Faso et au Gabon. Entretiens. Enjeux des agrocarburants

2005 – 2008 Coordination du programme Politiques alimentaires au Sénégal et au Mali : acteurs, normes et comportements. IRD. Missions au Mali, au Sénégal et au Cameroun. 75 entretiens individuels. Dimension sociale et politique de la faim et Lutte contre l’insécurité alimentaire au Mali et Risque d’insécurité et Risque et politisation et Politiques et jeux d’acteurs

2004 Gestion de la soudure alimentaire au Cameroun. IRD. Enquêtes « Gestion de la soudure » dans l’Extrême-Nord du Cameroun (20 villages et 120 ménages). Marché et sécurité alimentaire et Marginalité alimentaire

2000 – 2004 Vulnérabilité alimentaire et sécurité nutritionnelle au Burkina Faso (VASN). IRD. Enquêtes « Diagnostic villageois de vulnérabilité » (276 villages) et « Vulnérabilité alimentaire des ménages dans la Gnagna » (625 ménages). Vulnérabilité alimentaire au Sahel et Gestion de la soudure et Vulnérabilité et malnutrition et Analyse de la vulnérabilité et Micro-géopolitique

1996 – 1999 Sécurisation alimentaire en Côte d’Ivoire. ORSTOM. Enquêtes « Stratégies de sécurisation alimentaire en milieu rural » (20 villages et 160 exploitations), « Approvisionnement alimentaire des ménages urbains à Bouaké » (300 ménages). Sécurisation alimentaire et Insécurité alimentaire rurale et Crises ivoiriennes et Géographie sociale et Stratégies d’accès

1990 – 1993 Observatoires du Changement et de l’Innovation Sociale au Cameroun (OCISCA). ORSTOM. Gestion des observatoires « café » et « cacao » (700 planteurs). Rédaction du Bulletin OCISCA, des rapports d’étape aux les bailleurs de fonds. Enquêtes régionales complémentaires (200 planteurs). Petits planteurs dans la crise et Ruptures et continuités et Planteurs sans Etat

1986 – 1987 Urbanisation et Santé à Maradi (Niger). Programme ORSTOM-CNRS-Université de Bordeaux II. Enquêtes sur les conditions de vie et la santé (70 concessions, 110 ménages).

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Grenier de brousse (sud-ouest du Burkina Faso, 2011)

Expertises collectives et contrats de recherche

2009 Mobilités, sociabilités, vulnérabilités à Ouagadougou (Burkina Faso). UMR 201-IRD-SCAC de l’Ambassade de France à Ouagadougou (enquête auprès de 2000 logements et entretien qualitatifs). 

2005 – 2008 Coordination de l’Action Concertée Incitative Acteurs stratégiques, cadres normatifs de l’action et régulations des politiques alimentaires au Sahel. CIRAD-IEDES-IRD – Ministère français de la Recherche-ANR (NPP 021). Crise alimentaire et Soleil des indépendances alimentaires
et Cadres et stratégies de lutte et Mise en scène de la lutte et Leçons d’une crise annoncée au Mali

2002 – 2006 Participation au groupe de réflexion Groupe de Recherches Interdisciplinaire pour les Observatoires de Terrain (GRIOT). Projet éditorial de L’Afrique des idées reçues.

1998 – 1999 Participation au groupe de réflexion Lutte contre la pauvreté et les inégalités. IRD.

1992 – 1994 Bilan prospectif de l’agriculture familiale de plantation – Projet Agriculture de l’Ouest du Cameroun – Ministère français de la Recherche. Agricultures en crise

1990 – 1993 Participation au Projet OCISCA. ORSTOM – Centre Universitaire de Dschang – Institut National de la Cartographie. Ministère Français de la Coopération (FAC PETF).

1989 – 1990 Expertise sur les espaces régionaux sahéliens en crise. Projet SAHEL. GRID-Université de Bordeaux II - Stockholm Environment Institute (SEI).

 

Questionnaires et schémas conceptuels

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Questionnaire "Sécurité alimentaire rurale"
PDF - 220 ko
Questionnaire "Vulnérabilité alimentaire rurale"
PDF - 161.5 ko
Questionnaire "Vulnérabilité alimentaire urbaine (chef de ménage)"
PDF - 65.7 ko
Questionnaire "Vulnérabilité alimentaire urbaine (épouse)"
PDF - 83.2 ko
Questionnaire "Consommation alimentaire urbaine"
PDF - 91.9 ko
Schéma "Insécurité alimentaire et malnutrition"
PDF - 102.5 ko
Schéma "Insécurité et vulnérabilité alimentaire"
PDF - 45.2 ko
Schéma "Soudure alimentaire"
PDF - 528.2 ko
Schéma "Vulnérabilité"